Sauter la navigation

Celui qui avait une crête.

J’entretiens une relation particulière avec Imbert Imbert. Non rien de sulfureux. Mais il était déjà le sujet de cet article datant du 30 juillet 2010 qui a fait son petit ramdam. Bordel quasi 3 ans.

Imbert Imbert revient avec un nouvel album Sois mort et tais toi. Le ton est donné. J’avais eu l’occasion d’en découvrir la majeure partie lors d’un concert à l’hiver dernier, lors du Festival Détours de Chant. La troisième fois que je le voyais sur scène et pour la première fois avec un autre musicien. Je ne m’étendrais pas sur cela, mais j’ai quand même été déçue. Je considère Imbert Imbert et sa contrebasse comme se suffisant à eux-mêmes et il est dommage, à mon sens, d’y greffer un autre musicien, surtout quand ce dernier expérimente de drôles de choses.

Ce nouvel album est marqué par une information capitale.
IMBERT IMBERT A RASE SA CRETE.
Je sais, c’est affreux. Une annonce sans précédent qui a occupé certaines de mes discussions avec des amateurs de mon entourage. Mais en y réfléchissant, cela témoigne d’un changement, d’une évolution. A l’écoute des nouveaux titres, et malgré un titre d’album digne de ce qu’il a toujours été, on comprend qu’Imbert Imbert n’est plus le même. Il semble apaisé,   épanoui, presque heureux. Seulement, ne croyez qu’il en a perdu sa colère magnifique et spontanée. Jamais, il reste cet archer mi punk mi lutin qu’on aime tant. QUE J’AIME TANT.

J’ai compris il y a peu que certains artistes étaient capables de provoquer en nous des sensations, des sentiments et ce même si nous ne partagions pas l’intégralité de leurs convictions. J’avais déjà évoqué mon certain malaise à écouter ses albums, ne me sentant pas légitime, mais aujourd’hui je ne me pose plus de questions. Je me tais, intellectuellement aussi, captivée par sa verve. Et puis, il a l’air si fragile derrière cette énorme instrument qui l’accompagne, qu’on finit par se dire qu’il faut l’écouter de peur qu’il ne s’échappe.

Un artiste libre et farouche.

Jouons la carte de l’actualité brûlante, du sujet le plus en vue pour tous les hipsters et geek fashion de la planète, et même de l’univers. Car oui, petit martien, je te vois trépigner d’impatience toi aussi. On l’a longtemps voulu, on y a cru et puis voilà, ils nous ont exaucé.

DAFT PUNK. 

Je ne vous perdrais pas de temps à vous parler d’eux. Les autres le feront pour moi. Ce dont je veux vous parler c’est du pourquoi et du comment.

Pourquoi ? Comment ? 

Aujourd’hui, j’ai découvert la première minute du titre "Lucky". Oui, j’ai kiffé. Et je pense que c’est le cas de pas mal de monde. Même ceux qui pensaient être déçu. Alors oui, ce n’est qu’un premier titre, en extrait de surcroît  mais cela semble prometteur.

Une chose m’est quand même venu à l’esprit. Rien ne surpassera Discovery. C’est avec cet album que j’ai découvert la machine Daft Punk, et c’est toujours cet album qui me permet de dire "Ouais, j’adore les Daft Punk". Et quand je me souviens de comment j’ai eu cet album entre les mains, qui est toujours là, dans ma CD-thèque (entre VV Brown et Ariane Moffatt – ne cherchez pas de logique là dedans), je me dis que c’était une drôle d’époque.

Je ne pourrais pas vous dire comment j’ai découvert exactement le son des Daft Punk. Il faut dire que j’étais ado, et qu’à cette époque, je n’écoutais que Skyrock. Pas vraiment dans la cible. Mais il n’empêche que c’est arrivé. Leur musique est arrivée à mes oreilles, moi qui écoutait en boucle le premier album de Leslie et Kylie Minogue.

Et là, comment expliquez vous que votre meilleure amie qui a eu l’album en question en cadeau, ne l’aime pas (?!) et décide de vous le céder. Comme cela, sans arrière pensée, sans autre envie que de faire plaisir. Parce que OUI, à cette époque, les Daft Punk ne représentaient rien pour nous. Cela semble impossible aujourd’hui. De la même façon, je me suis prise une claque interstellaire ( !! ) lorsque j’ai vu pour la première fois le film qui accompagnait l’album.

dp

Donc, j’ai connu la vie : sans ordinateurs ou internet, sans portables, sans DVDs et sans que Daft Punk soit une référence quasi biblique. Et c’est sans doute pour cela que leur grand retour ne me rend pas hystérique.
Attention, je n’ai pas dit que je ne l’attends pas. Seulement que je sais que rien n’égalera le sentiment de tout puissance électro que j’ai ressenti le premier jour où j’ai lancé Discovery dans mon baladeur (pas MP3, mais celui où tu mettais ton CD dedans).

66639269456395142q7vypScTc

C’est le printemps.

Enfin, le printemps météorologique. C’est pas grand chose, mais c’est un début. Donc, on fait le ménage et on retrouve des choses dont on avait oublié l’existence et surtout leur conservation. On est surprenant parfois (et par "on", je veux dire "je")

Imaginez : plein été, canicule, concours Spotify, motivation.
Consignes : sélectionnez une playlist de 10 titres que vous justifierez. (Ou un truc du genre … )

Et oui, à cette époque, j’étais encore inspirée. Une inspiration suffisante pour participer mais pas encore assez pour être sélectionnée.

4434623394_bc713252a7

-       Here’s to you, Joan Baez: en ces temps de contestation révolutionnaire, il est bon de se rappeler, que tout cela n’est pas si inédit. Pour preuve, ce chant hommage de Joan Baez, datant des 70’s et écrit à la gloire de deux révolutionnaires italiens. Une vingtaine de mots et une mélodie quasi mystique.

-       Ma douce, Barcella : En voilà, une jolie chanson qui donne envie de se balader dans les hautes herbes, avec un sourire niais. Lalalaaaa Dommage qu’il fasse si chaud, l’amour moite, c’est tout de suite moins glamour.

-       Tu pu du cu, Odezenne : On arrête les bêtises et on se tait. Grooosse claque comme dirait l’autre. Tu retournes à ta place et tu écoutes. Limite on aurait envie de gesticuler les bras dans tous les sens, en mode MC du dimanche. Mais on a plus de classe que ça, n’est-ce pas ?!…

-       Promises, Nero : Musique qu’on connait tous. Ben ouais, la toute puissance publicitaire. Mais en version longue, non coupée, non accompagnée d’images pour vanter les mérites d’un ordi, c’est drolement mieux.

-       Superstar, Madonna : malgré un gros flop qui fait jaser, elle reste une référence. Et puis, aussi, pcq on reconnait bien la touche frenchy-Solveig, pas désagréable. Allez, consommons français, ou presque.

-       The Brightest Side, Soma : chanson pour faire du vélo. Et en été, c’est quand même le mode de transport le plus chouette qui existe. Le plus classe aussi. Et moi, je suis une fille vachement classe.

-       24-25, King of convenience : Comme dit plus haut, en été, on a droit d’être niais (un peu). Et romantique aussi. Alors, on s’allonge, on ferme les yeux et on s’imagine un instant qu’on sait jouer de la guitare.

-       Ça se, Scotch et Sofa : Avec la participation d’Ours, fils de Souchon. Renouveau de la scène française. Inconnus, ou mal connus, pour peu de temps encore.

-       My apartment’s very clean without you, Garfunkel & Oates : pour et par des filles belles, intelligentes, drôles, sarcastiques et talentueuses. On se sent toutes concernées. Bonus : des petits chats dans le clip.

-       Ocean and Tides, Arcole. : pcq la cover de Touch me était somptueuse. Celle-ci, c’est la même chose.

Ôde au Rock.

Parfois, on cherche quelque chose sans réussir à mettre la main dessus. Et puis, un jour, alors qu’on avait abandonné, cette chose s’offre à nous. C’est ce que j’ai vécu avec mon inspiration.
Perdue depuis quelque mois, égarée parmi les méandres de mes névroses et de mon emploi du temps. Et puis, j’ai mis les pieds au Sorano …
… où j’y ai vu MiCRO, création de la Cie Dernière Minute de Pierre Rigal.

Alors oui, Pierre Rigal n’est pas musicien, chanteur mais c’est un artiste. Découvert en 2008 à l’occasion d’une conférence sur sa pièce PRESS, que je n’avais pas eu la chance de voir.
J’ai décidé de compenser en allant voir cette pièce là, sans penser qu’il s’agirait de musique.

Grande, belle, violente, romantique, frileuse, suave surprise… Déclaration d’amour à la musique rock, MiCRO offre un moment intense de réjouissance sonore. Enfin, dès que ce grand brun ouvre la bouche et laisse éclater sa voix. Puissante, cristalline, malléable et percutante. Sa prestation relève de l’acrobatie. J’en frissonne encore … Quand je repense à l’instant où les notes sont venues rencontrer mon tympan, c’est comme un cocon. Même si je dois confesser ma jalousie à n’avoir pas été doter d’un si grand talent. Tiraillée entre l’émerveillement sonore de concert-concept et une pulsion d’acharnée à visualiser les astuces techniques, j’ai été remise à ma place par la virtuosité des autres musiciens-chanteurs. Je dis les autres, parce que pour moi, il y a CE grand brun et les autres. Clairement.

Et ce grand brun, il est la voix du groupe Moon Pallas, dont j’ignorais l’existence musicale, honte que je m’efforce de compenser en m’imposant une imprégnation quotidienne et acharnée. Certes, il bénéficie d’une mise en valeur instrumentale non négligeable, surtout quand on les voit au travail tout au long de MiCRO, mais il n’en reste qu’il fut l’élément déclencheur de mes retrouvailles avec l’inspiration. Et la motivation aussi. Une sorte de nouvelle carotte pour mon projet d’avenir. Une preuve que ce qui occupe tant mes journées a une raison d’être. Une assurance-avenir.

Même si je ne lui ai guère prêté d’attention durant les représentations, je dois dire que Pierre Rigal a su parfaitement transposé un sentiment d’excitation, de passion, d’adoration interne, explosive et dévastatrice. Biographie de groupie muette, tremblante d’admiration que je suis souvent. Je me suis sentie proche de lui dans sa confession scénique et lyrique via des compositions rocks et rythmées par des construction/déconstruction incessantes.

MICRO

Et puis, une phrase sur la tenue merveilleuse de la représentante féminine de cette pièce. Des paillettes en veux-tu en voilà. Ravissement suprême.

Dis moi qui tu programmes, je te dirais qui tu es.
(Ou qui tuer ….)

Il y a de cela quelques semaines, on m’a posé une question simple, très simple. Le genre de questions dont on se méfie parce que la réponse permet à l’autre d’en savoir un peu plus. Il faut réfléchir à toute allure, et formuler l’idée de manière intelligible  Et raffinée, tant qu’à faire.

"Si tu devais programmer, disons trois artistes, ça donnerait quoi ?"

HAHA-HA.
Bonne question. Sauf que je n’ai eu que 10 secondes chrono pour y trouver une réponse satisfaisante qui ne me laisse pas un goût amer dans la bouche jusqu’à la fin de la conversation.

POKER FACE. 

I/ Odezenne (encore eux…).

Ils ont la force de me donner continuellement espoir dans ce que je fais, et pourquoi je le fais. Ils ont le fond et la forme. Ils ont le talent et l’envie.

II/ Christine & The Queens

Venue de nulle part. Découverte de la dernière heure, mi électro, mi pop. C’est une journée d’hiver glaciale mais ensoleillée.

III/ Tomislav.

Il faut rendre à César ce qui lui appartient. Si la porte s’est ouverte, c’est qu’il avait la clé. Un prêté pour un rendu.

177751516512691462_ABkSFeSG_f

Parfois, les gens posent de vraies bonnes questions. C’est rare et estimable. Alors on fait les comptes et on s’aperçoit des étapes franchies mais également de celles qu’on a sautées. Vient le moment de se demander si cela ne nous portera pas préjudice tôt ou tard. C’était ma crainte, et je finis par me dire que cela importe peu. On emprunte des chemins différents mais cela n’empêche en rien d’atteindre son but. Et puis, au pire, Rome est toujours là.

Et voilà le troisième réveillon pour le blog. Et toujours une certaine tendresse à me remémorer les conditions de sa création et toutes les aventures qu’il m’a vu vivre. Et cette année 2012 en fut remplie. Bonnes comme (très) mauvaises.

Il n’en est pas moins qu’avec le temps, j’ai de plus en plus de difficultés à le faire exister. Temps, inspiration, idées, … Tout cela ne se contrôle pas.
Mais il n’en reste pas moins que je suis satisfaite dans l’ensemble de la direction que je lui ai donné et du résultat final.

Alors me voilà embarquée dans une nouvelle histoire. Tout cela est encore abstrait mais ne devrait pas tarder à prendre forme … Comme tout un tas d’autres choses : stage, entretiens, concerts, mémoire, … 

tumblr_m7ls0eg9GG1rvglmxo1_1280

Tout cela fait écho à une rencontre professionnelle qui a élargi mes horizons. La précision de mon profil m’avait échappé, et ma volonté s’était quelque peu égarée. Mais j’ai été rattrapée, sans m’en rendre compte.

"Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme"

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.